Assurance habitation : pourquoi les tarifs continuent de grimper en 2025 ?

Le marché de l’assurance habitation en France traverse une période de hausse marquée. En 2025, les cotisations en multirisques habitation ont progressé de 8,4 % pour atteindre 15 milliards d’euros, portées à la fois par l’augmentation des primes et par la revalorisation de la surprime catastrophes naturelles entrée en vigueur au 1er janvier 2025. Un contexte qui touche aussi bien les locataires que les propriétaires.

Des primes en hausse, tirées par les risques climatiques

La prime moyenne hors taxes d’un contrat MRH atteint 323 euros en 2025, soit une progression de près de 8 % sur un an. Cette hausse s’explique largement par la multiplication des événements climatiques : tempêtes, inondations, incendies, épisodes de grêle. Les assureurs ont dû adapter leurs tarifs en conséquence, notamment via la révision du régime Cat Nat issue de la loi du 23 décembre 2021.

Pour les locataires d’un appartement, les tarifs restent plus accessibles : entre 97 euros par an pour un studio et 177 euros pour un logement de 80 m² et plus, selon les données 2026. Les propriétaires occupants d’une maison paient davantage, entre 272 euros (60-79 m²) et 599 euros pour les surfaces de 200 m² et plus. Avant de souscrire ou de renouveler un contrat, il vaut la peine de comparer les formules disponibles : une assurance habitation adaptée à son profil peut faire une vraie différence sur le long terme.

4,2 millions de sinistres indemnisés en 2025 : les dégâts des eaux en tête

En 2025, près de 4,2 millions de sinistres ont donné lieu à indemnisation, pour une charge totale de 7,9 milliards d’euros. Les dégâts des eaux représentent 39 % des sinistres déclarés, mais ce sont les incendies qui pèsent le plus lourd en termes de coût : ils concentrent 28,7 % de la charge totale. La fréquence des sinistres a reculé de 9,1 % par rapport à l’année précédente, ce qui a contribué à améliorer le ratio sinistres à primes (52,8 % en 2025, contre 58,5 % en 2024). En revanche, le coût moyen d’un sinistre a progressé de 7,4 %, reflet direct de la hausse des matériaux et des coûts de réparation.

Malgré la pression tarifaire, le portefeuille de contrats MRH reste stable avec 46,3 millions de contrats à fin 2025. Les Français ne renoncent pas à leur couverture, même à un coût plus élevé.

Qui est vraiment obligé de s’assurer ?

La question revient souvent, et la réponse dépend de la situation. Les locataires d’une résidence principale sont soumis à l’obligation légale depuis la loi Alur de 2014 : une attestation d’assurance doit être remise à la signature du bail, puis renouvelée chaque année. À défaut, le propriétaire peut souscrire une assurance pour le compte du locataire, avec une majoration de loyer de 10 %. Les propriétaires non-occupants (PNO) sont également concernés par cette obligation depuis la même loi, dès lors qu’ils mettent leur bien en location. Les propriétaires occupant leur logement, eux, ne sont pas légalement tenus de s’assurer, sauf s’ils vivent en copropriété, où la couverture des parties privatives devient obligatoire.

Pour en savoir plus sur vos droits et obligations dans ce domaine, vous pouvez consulter le site dédié à l’immobilier.

Face à des tarifs orientés à la hausse et à des risques climatiques qui s’intensifient, bien comprendre sa couverture et l’adapter à sa situation reste la démarche la plus prudente.