Le calendrier se resserre pour les futurs propriétaires : en 2025, la carte des zones PTZ redessine l’accès au prêt à taux zéro. Certains territoires périurbains, pourtant sous tension, se voient écartés du dispositif. À titre d’exemple, deux acquéreurs primo-accédants, l’un en zone A et l’autre en zone B2, n’auront pas les mêmes plafonds de ressources, alors que les prix de l’immobilier s’emballent parfois plus vite dans nombre de petites villes.
Les règles s’affinent en fonction de la nature du bien : neuf, ancien à rénover ou logement social. Plafonds de financement, montants prêtés, critères de ressources, tout dépend de l’endroit, de la taille du foyer et du budget global du projet.
Zones éligibles au PTZ en 2025 : ce qu’il faut savoir sur la nouvelle carte
La réorganisation du zonage PTZ bouleverse la donne pour des milliers de candidats à la propriété. Le pays se partage désormais en cinq grandes zones : zone A bis, zone A, zone B1, zone B2, zone C. Ce n’est pas qu’une question d’adresse : le classement prend en compte la pression immobilière, le déséquilibre entre offres et demandes, ainsi que l’évolution des prix et la dynamique des habitants.
Dans les zones les plus tendues, on retrouve Paris, Lyon, Marseille, Lille, Bordeaux, mais aussi la petite couronne parisienne (Yvelines, Hauts-de-Seine, Val-de-Marne, Seine-Saint-Denis). Ici, le PTZ concentre ses efforts sur les foyers qui cherchent à devenir propriétaires face à une flambée persistante des prix. À l’opposé, la zone C rassemble plutôt des territoires où la pression immobilière reste relative et les tarifs, bien en deçà de la moyenne nationale.
Entre ces deux extrêmes se trouvent les zones B1 et B2, qui couvrent une bonne partie de l’Hexagone. Des métropoles comme Nantes, Rennes, Strasbourg, Montpellier côtoient un tissu dense de villes moyennes et de périphéries. D’ailleurs, chaque année, des communes peuvent changer de catégorie, impactant directement les conditions offertes par le PTZ.
Pour vous repérer, voici la répartition des différentes zones :
- Zone A bis : Paris et la première couronne
- Zone A : grandes villes, littoral de la Côte d’Azur, secteurs frontaliers avec Genève
- Zone B1 : grandes agglomérations régionales, grande couronne d’Île-de-France
- Zone B2 : villes moyennes, espaces périurbains
- Zone C : reste du territoire
Le classement de chaque commune influence le plafond de ressources, le montant maximal du PTZ, et même la possibilité ou non de financer un achat dans l’ancien avec des travaux. Avant de se lancer dans la moindre simulation, il vaut mieux vérifier à quel zonage appartient sa ville. Cela peut tout changer.
Quels critères pour profiter du prêt à taux zéro ?
L’accès au prêt à taux zéro n’est pas automatique. Plusieurs conditions entrent en jeu, pour cibler en priorité celles et ceux qui n’ont pas encore franchi le cap de l’achat. Tout d’abord, seuls les primo-accédants peuvent en bénéficier : il faut ne pas avoir possédé de résidence principale durant les deux années précédant l’acquisition.
Autre filtre incontournable : le revenu fiscal de référence du foyer. Les plafonds de ressources varient, d’une part selon la taille du ménage, d’autre part selon la zone où se trouve le logement. Un couple avec un enfant vivant à Paris ne jouira pas des mêmes seuils qu’une famille installée à la campagne. Les critères s’ajustent selon la réalité de chaque situation personnelle.
Le logement financé avec le PTZ doit devenir la résidence principale de l’acquéreur dans l’année qui suit la signature. Impossible d’utiliser ce prêt pour une résidence secondaire ou un investissement locatif : la règle est claire. À noter aussi : seuls les particuliers peuvent demander un PTZ. Les sociétés, même familiales, sont exclues du dispositif.
Pour déposer un dossier, il faut préparer en amont les justificatifs de ressources, d’identité et de projet. Les banques s’appuient sur ces documents pour vérifier le respect des critères. Le recours à un courtier ou un conseiller bancaire permet souvent d’aller plus vite, avec un accompagnement personnalisé.
Où trouver des informations fiables et des outils pour simuler votre éligibilité au PTZ ?
Pour y voir clair dans les conditions du PTZ, s’informer à la source reste la meilleure approche. Les sites officiels détaillent les zones éligibles, publient les différents plafonds à jour, et disposent parfois d’un simulateur permettant une première estimation en quelques clics.
Les banques, de leur côté, mettent à disposition des calculateurs intégrant la localisation, le montant du projet, la composition du foyer ou encore la nature du bien (neuf, ancien, réhabilitation). Certains courtiers proposent également des outils avancés pour ajuster les paramètres et cibler l’option la plus en phase avec votre projet. Veillez toujours à bien contrôler l’utilisation de vos données personnelles, notamment sur les plateformes privées : mieux vaut choisir les simulateurs transparents et conformes à la réglementation.
À l’approche du dossier, l’appui d’un professionnel, courtier en financement ou conseiller bancaire, peut faire gagner un temps précieux. Ces spécialistes tiennent compte de toutes les subtilités locales, de la réglementation la plus fraîche au zonage spécifique, pour construire une solution sur mesure.
Choisir le bon PTZ, c’est souvent une question de paramétrage fin : la carte, le détail du foyer, le budget. Mais une fois les bonnes cases cochées, la marche vers la propriété n’a jamais été aussi concrète.

