Acheter une maison représente souvent l’aboutissement de mois, voire d’années de démarches. Mais la signature chez le notaire n’est pas la dernière étape. Parmi les urgences pratiques qui suivent, l’assurance habitation mérite une attention particulière, d’autant qu’en 2026, les tarifs ont encore progressé de l’ordre de 13 % selon le baromètre Assurland, atteignant en moyenne 350 euros par an pour une maison.
Propriétaire d’une maison individuelle : obligé de s’assurer ?
Contrairement à une idée reçue, le propriétaire occupant d’une maison individuelle n’est pas légalement tenu de souscrire une assurance habitation. Aucun texte ne l’y oblige, à la différence du locataire qui, lui, doit présenter une attestation d’assurance dès la remise des clés (loi du 6 juillet 1989). La situation change en copropriété : la loi ALUR de 2014 impose à chaque copropriétaire de disposer d’une assurance responsabilité civile.
En pratique, cette liberté est toutefois largement théorique. La plupart des banques accordant un crédit immobilier exigent une attestation d’assurance comme condition du prêt. Et surtout, rester sans couverture expose à des risques financiers considérables : un incendie, un dégât des eaux causé à un voisin ou une inondation peuvent engager la responsabilité personnelle du propriétaire pour la totalité des dommages.
Pour bien cerner l’ensemble des démarches qui suivent un achat, notamment la souscription d’une assurance habitation, il est utile de disposer d’un guide complet sur les étapes post-acquisition.
Ce que couvre un contrat multirisque habitation
Un contrat MRH repose sur plusieurs garanties. La responsabilité civile en constitue le socle : elle prend en charge les dommages causés à des tiers par l’assuré, les membres de son foyer ou ses animaux domestiques. Viennent ensuite les garanties incendie, explosion et dégâts des eaux, incontournables pour protéger le bâti. La couverture des catastrophes naturelles est, quant à elle, automatiquement adossée à tout contrat MRH depuis la législation en vigueur.
Les garanties vol, vandalisme ou bris de glace restent optionnelles et influent directement sur le tarif. Quelques points de vigilance méritent d’être vérifiés avant de signer : les dépendances non déclarées (abri de jardin, garage, piscine), la surface habitable exacte et la valeur du mobilier peuvent être exclues ou sous-couvertes si elles ne figurent pas au contrat. Les franchises et les plafonds d’indemnisation, souvent relégués en fin de conditions générales, valent également la peine d’être lus attentivement.
Tarifs 2026 et démarches pratiques lors d’un achat
Pour une maison, le prix moyen tourne autour de 350 euros par an en 2026, et dépasse 400 euros pour les surfaces supérieures à 110 m². Ces hausses, portées par l’augmentation des sinistres climatiques et la révision du régime Cat Nat, rendent la comparaison de devis d’autant plus utile.
Du côté des démarches, l’assurance doit idéalement être souscrite avant la signature de l’acte authentique, pour être effective dès la prise de possession du bien. Si le nouvel acquéreur disposait déjà d’un contrat pour son précédent logement, le déménagement constitue un motif légal de résiliation à tout moment, sans frais. Il suffit d’adresser une demande par lettre recommandée dans un délai de trois mois suivant le changement d’adresse. La résiliation prend effet un mois après réception par l’assureur. Après la première année, la loi Hamon ouvre par ailleurs la possibilité de changer d’assureur à tout moment, sans pénalité.
Enfin, tout changement affectant le bien (ajout d’une piscine, agrandissement, nouveau local) doit être déclaré à l’assureur, conformément au Code des assurances. Mieux vaut anticiper ces formalités plutôt que de les découvrir au moment d’un sinistre. Pour aller plus loin sur les thématiques liées à la protection de votre logement, vous pouvez aussi consulter les articles assurance disponibles sur ce site.

