Oubliez la logique du tout ou rien : dans une maison bien câblée, la lumière ne se commande pas au doigt levé, mais à deux endroits opposés. Le va-et-vient, ce système ingénieux, transforme chaque couloir en terrain de jeu pour l’électricité domestique. On appuie sur un interrupteur à l’entrée, la lumière s’allume. Arrivé près de la cuisine, un autre interrupteur prend le relais pour l’éteindre. Ce dispositif, souvent discret, rend la circulation bien plus agréable et évite les allers-retours inutiles.
Le secret de ce confort ? Deux interrupteurs reliés par un schéma de câblage spécifique. Les professionnels du secteur parlent de « fils de commande », qui guident le courant d’un point à l’autre pour permettre à chaque interrupteur de contrôler la lumière indépendamment. Facile à utiliser, ce système réclame toutefois un vrai savoir-faire pour l’installation, histoire d’éviter les erreurs et d’assurer la sécurité de tout le réseau électrique.
Le principe de fonctionnement d’un interrupteur va-et-vient
L’interrupteur va-et-vient est un dispositif électrique qui a le chic pour simplifier le quotidien. Il permet d’allumer ou d’éteindre une lampe, ou tout autre point d’utilisation, depuis deux endroits différents. C’est la connexion entre deux interrupteurs, via des fils de commande, qui rend possible ce tour de passe-passe. Chaque bouton peut agir sur la lumière, peu importe l’état de l’autre : flexibilité et praticité à la clé.
Les composants principaux
Pour comprendre comment tout s’articule, il faut jeter un œil aux éléments qui composent ce système :
- Va-et-vient : il commande à la fois l’éclairage et les prises commandées selon les besoins.
- Prise commandée : cette prise spéciale peut être pilotée grâce à l’interrupteur va-et-vient.
- Télérupteur : il prend parfois la place du va-et-vient pour centraliser le contrôle d’un point d’éclairage à plusieurs endroits.
- Contacteur : utilisé dans des installations particulières, il joue un rôle similaire au va-et-vient, mais pour des usages spécifiques.
Relations et alternatives
Le va-et-vient s’occupe aussi bien des points lumineux que des prises commandées, ce qui en fait un allié de taille pour gérer l’éclairage d’une maison. Certaines configurations imposent de le remplacer, par exemple par un télérupteur ou un contacteur, pour répondre à des besoins plus complexes ou à des installations plus vastes. Ces alternatives offrent d’autres manières de piloter l’électricité, chacune avec ses atouts.
Le va-et-vient, c’est donc un système souple, efficace, et qui s’adapte à de nombreux contextes. Mais selon la configuration de votre logement ou des exigences particulières, d’autres dispositifs comme le télérupteur ou le contacteur pourront s’avérer plus adaptés.
Le schéma de câblage d’un interrupteur va-et-vient
Derrière la simplicité d’utilisation, il y a un schéma de câblage qui mérite d’être scruté. Le va-et-vient utilise des fils baptisés navettes pour faire circuler le courant entre les deux interrupteurs. Chaque branchement doit connecter correctement la phase et les navettes pour que l’ensemble fonctionne sans accroc.
Les composants du schéma de câblage
Voici les éléments incontournables d’un schéma de câblage va-et-vient :
- Phase : c’est elle qui transporte le courant jusqu’au système.
- Neutre : il assure le retour du courant vers le tableau électrique.
- Navettes : ces fils relient les deux interrupteurs et permettent la permutation du courant.
- Terre : ce fil protège contre les risques électriques, un incontournable pour la sécurité.
- Circuit d’éclairage : l’ensemble des composants qui assurent l’allumage et l’extinction de la source lumineuse.
Fonctionnement détaillé
Les navettes sont le cœur du système : elles transportent la phase d’un interrupteur à l’autre, ce qui rend possible le contrôle de la lumière depuis deux points distincts. Le neutre et la terre, eux, assurent la sécurité et la bonne circulation du courant dans tout le circuit d’éclairage.
Considérations techniques
Pour réussir l’installation, il faut se conformer à certaines règles. Par exemple, la norme NF C 15-100 prévoit un maximum de huit points lumineux par circuit, et limite à deux le nombre de prises commandées par va-et-vient. Respecter ces recommandations, c’est la garantie d’une installation pérenne et sécurisée.
Le schéma de câblage d’un va-et-vient, en réunissant phase, neutre, navettes et terre, propose une organisation fiable pour piloter vos luminaires en toute sécurité.
Les étapes pour installer un interrupteur va-et-vient
Préparation du matériel
Avant de vous lancer, il est indispensable de réunir tous les éléments nécessaires :
- Deux interrupteurs va-et-vient
- Fils électriques : phase, neutre, terre et navettes
- Boîtes d’encastrement
- Lampe ou point d’utilisation
- Disjoncteur et interrupteur différentiel
Étape 1 : Couper l’alimentation
Commencez par couper le courant directement au tableau électrique. Le disjoncteur qui protège le circuit d’éclairage doit être mis sur OFF. Un testeur vous permettra de vérifier qu’aucune tension ne circule avant d’entamer les travaux.
Étape 2 : Installer les boîtes d’encastrement
Fixez ensuite les boîtes d’encastrement à l’endroit prévu pour chaque interrupteur. Assurez-vous qu’elles sont bien alignées et solidement installées pour accueillir les mécanismes.
Étape 3 : Tirer les câbles
Il s’agit maintenant de disposer les fils en suivant le schéma de câblage :
- Phase : du tableau électrique à l’interrupteur 1
- Navettes : entre les deux interrupteurs
- Neutre : du tableau électrique à la lampe
- Terre : du tableau au point lumineux et aux interrupteurs
Étape 4 : Raccorder les interrupteurs
Réalisez les connexions suivantes en respectant les codes couleur :
- Reliez la phase à la borne L de l’interrupteur 1
- Connectez les navettes aux bornes 1 et 2 de chaque interrupteur
- Branchez le neutre et la terre aux bornes correspondantes de la lampe
Étape 5 : Vérifier et tester l’installation
Une fois les branchements terminés, remettez le courant en position ON. Testez le fonctionnement : la lampe doit s’allumer et s’éteindre indifféremment de chaque extrémité. Simple, mais terriblement efficace pour gagner en confort au quotidien.
Le va-et-vient, bien installé, transforme la circulation dans la maison. Un détail technique, certes, mais qui change tout lorsqu’il s’agit de ne plus traverser son couloir dans le noir.


