Le prix de l’immobilier à Nantes en 2024, les tendances à suivre

3 500 euros. C’est le prix moyen du mètre carré à Nantes en 2024, une somme qui en dit long sur la fièvre immobilière qui saisit la ville. Derrière ces chiffres, des rêves de propriétaires se heurtent à la réalité d’un marché tendu, où chaque quartier dessine sa propre frontière tarifaire.

Le marché de l’immobilier nantais

Pour comprendre l’évolution du marché immobilier à Nantes, il faut s’arrêter sur les chiffres, mais aussi sur le terrain. Bras Immobilier, expert de l’immobilier nantais, offre un panorama précis de la situation. Le prix moyen frôle aujourd’hui les 3 500 euros par mètre carré, mais la réalité varie largement d’un secteur à l’autre. Certaines adresses dépassent les 5 000 euros au mètre, quand d’autres quartiers affichent des prix plus contenus, en dessous de 3 000 euros.

La tension se fait sentir : la demande grimpe, alimentée par une démographie dynamique et l’attrait pour la qualité de vie nantaise. Face à cette pression, l’offre reste limitée, ce qui alimente la hausse des prix, tout particulièrement dans les quartiers les plus recherchés. Ce déséquilibre accentue la difficulté à trouver un logement abordable, notamment pour les acheteurs au budget serré.

Les quartiers les plus chers à Nantes

Certains quartiers nantais sont devenus des symboles de la flambée des prix. La géographie joue ici un rôle décisif : l’île de Nantes, en pleine mutation urbaine, attire de nombreux investisseurs. Les programmes neufs y côtoient les friches industrielles reconverties, et les prix suivent cette transformation : il faut compter autour de 5 000 euros par mètre carré pour un appartement neuf.

Ce phénomène n’est pas isolé. Les secteurs qui bénéficient d’une situation centrale ou d’un cadre de vie privilégié voient leurs tarifs grimper, repoussant un peu plus loin la frontière de l’accessibilité.

Les quartiers les plus abordables de Nantes

Face à ces sommets, d’autres quartiers offrent une respiration à ceux qui cherchent à acheter sans exploser leur budget. Voici quelques exemples de secteurs où le marché reste plus accessible :

  • Dervallières-Zola et Breil-Malville : ces quartiers en périphérie proposent des prix oscillant entre 2 500 et 3 000 euros le mètre carré, une aubaine relative pour les primo-accédants.
  • Le nord de la ville, notamment Chantenay ou Bottière : ici, les biens anciens, comme les maisons de ville, peuvent se négocier à des tarifs intéressants.

Pour ceux prêts à s’éloigner du cœur historique, ces quartiers restent des options solides, portées par une atmosphère plus familiale ou un patrimoine architectural qui séduit de nouveaux arrivants.

Les facteurs qui influencent les prix de l’immobilier à Nantes

Pourquoi une telle disparité d’un quartier à l’autre ? Plusieurs paramètres entrent en jeu. Bien sûr, la localisation reste déterminante, mais d’autres éléments pèsent dans la balance : la surface du logement, son état général, sa proximité des transports en commun, ou encore la qualité du cadre de vie. Un appartement rénové à deux pas du tramway ne se négocie pas au même prix qu’une maison ancienne au bout d’une impasse.

L’économie locale joue également un rôle moteur. Nantes affiche un taux de chômage bas et accueille de nombreuses entreprises innovantes. Cette vitalité attire de nouveaux habitants, ce qui se répercute sur le marché immobilier. Le dynamisme économique n’est pas qu’un concept abstrait : il se traduit concrètement dans la hausse des prix, la compétition entre acquéreurs et l’évolution rapide de certains quartiers.

À Nantes, acheter un bien immobilier en 2024, c’est s’inscrire dans une ville qui bouge, qui attire, mais où chaque mètre carré révèle les lignes de tension d’un marché en pleine transformation. Le visage de la ville change, tout comme la carte des prix, et derrière chaque chiffre, mille histoires en devenir.